L’arisème petit-prêcheur

Par:  Diane Barriault

Arisaema triphyllum

L’arisème petit-prêcheur affectionne les endroits humides et c’est souvent en bordure des ruisseaux qu’on peut l’observer. L’inflorescence est unique et des plus spectaculaires. Elle est constituée d’un axe central, le spadice, entouré d’une spathe (une bractée modifiée) à rayures verticales pourpres dont l’extrémité est recourbée au-dessus du spadice. Le spadice ressemble à une quenouille miniature et les vraies fleurs se trouvent à sa base, cachées par la spathe.

C’est une plante considérée comme dioïque (fleurs mâles et fleurs femelles portées par des individus différents). En général, les plants femelles sont plus âgés, plus gros que les plants mâles et ont deux feuilles plutôt qu’une. Les fleurs apparaissent à la mi-mai, les fruits en juillet. Verts au début, ils sont rouge vif lorsque mûrs (en septembre).

L’arisème petit-prêcheur peut vivre plusieurs dizaines d’années, mais a besoin de trois à cinq années de croissance avant d’atteindre une taille suffisante pour fleurir. La plante accumule des réserves dans un organe souterrain, un corme, qui devient de plus en plus volumineux avec les années. Elle se reproduit par graines et par division du corme.

Il y a trois sous-espèces de Arisaema triphyllum en Amérique du Nord. Deux sont présentes dans le massif des falaises: la sous-espèce triphyllum et la sous-espèce stewardsonii, en plus d’une forme albinos de triphyllum qui ressemble à la sous-espèce stewardsonii. Attention: toutes les parties de la plante sont toxiques.

Les deux feuilles trilobées et la spathe

Photo : Diane Barriault

Le spadice portant les fleurs à sa base entouré par la spathe rayée de pourpre

Photo : Diane Barriault

À l’automne, les fruits matures (toxiques)

Photo : Diane Barriault

Spathe rayée de blanc: individu albinos ou de la sous-espèce stewardsonii

Photo : Diane Barriault