L’atric denté

Par:  Carole Beauchesne

Atrichum altecristatum

Une mousse « Pogo »

S’il vous arrive d’observer dans un sentier du massif des falaises, près d’une roche  par exemple, une curieuse petite forêt de « Pogo » couvertes d’un chapeau pointu et hautes de quelques centimètres… Bon, ce n’est pas très scientifique comme description… mais vous serez probablement en présence d’une colonie d’atric denté. Si de plus vous avez l’occasion de comparer ses feuilles en forme d’étoiles lorsqu’elles sont humides, ou frisottées lorsqu’elles sont sèches, vous aurez alors un argument supplémentaire pour valider votre identification.

Cette mousse appartient à la famille des Polytrichacées, comme le polytric commun, dont toutes les espèces possèdent des lamelles microscopiques sur leurs feuilles. Ces lamelles, en nombre variable, permettent d’augmenter la surface de photosynthèse. Pour différencier certaines espèces de cette famille, il faut faire une coupe dans la feuille et compter le nombre de lamelles ainsi que le nombre de cellules qui les composent. Par exemple, l’atric denté possède entre 4 et 6 (parfois jusqu’à 8) lamelles formées de 4 à 6 (parfois jusqu’à 9) cellules superposées. Le polytric commun de son côté peut présenter de 20 à 55 lamelles constituées de 4 à 9 cellules superposées, la dernière ayant la forme d’une molaire, une caractéristique propre à cette espèce.

 

Photo : Jean Faubert

Les capsules en forme de pogo, bien coiffées

Photo : Carole Beauchesne

Le gamétophyte surmonté du sporophyte

Photo : Jean Faubert