Le bouleau à papier

Par:  Louise Racine

Betula papyrifera

Dès le mois de mai, le bouleau lance le bal des mouchoirs. Cet arbre est une plante monoïque, c’est-à-dire que les fleurs mâles et les fleurs femelles se trouvent sur le même arbre à des endroits différents. Les grains de pollen allergisants sont produits en grandes quantités par les chatons mâles et transportés par le vent. Peu après, ceux-ci tombent, et les fleurs femelles fécondées produisent des fruits. L’hiver venu, les graines ailées s’éparpillent sur de grandes distances.

Le bouleau produit une grande partie de l’ensemble des grains de pollen d’arbres présents dans l’air et il est classé parmi les arbres au potentiel allergisant le plus élevé. Le nombre de grains de pollen dans l’air est très variable d’une année à l’autre et leur petite taille facilite leur pénétration dans les voies respiratoires. Au Québec, le risque d’exposition est habituellement élevé dès la fin avril et durant tout le mois de mai.

En plus du fameux rhume des foins (rhinite allergique), le pollen de bouleau est aussi responsable du syndrome pollen-aliment. Cette allergie croisée (pollen de bouleau et certains fruits et légumes comme la pomme, la pêche, la prune, la poire, la cerise, l’abricot, etc…), provoque une réaction allergique qui se manifeste par des démangeaisons au niveau de la bouche et de la gorge et parfois de l’enflure au niveau des lèvres, du palais et de la gorge. Elle est toutefois assez rare.

Ce bel arbre, si utile aux premières nations du Nord-est américain qui s’en servaient pour fabriquer des contenants et des canots d’écorce, a connu une expansion suite aux coupes forestières. Il est aujourd’hui plus abondant.

Arbre adulte facilement reconnaissable

Photo : Richard Pelletier

Chatons mâles pendant sur les rameaux au printemps

Photo : Richard Pelletier