L’herbe à puces

L'herbe à puces

Cet article a été produit par Denis Paquette, botaniste des milieux naturels

1) Voici un quiz qui pourra vous sauver bien des problèmes…

L’herbe à puce, Toxicodendron radicans (Linnaeus) Kuntze est ce qui fait que bien des gens se grattent dans les 24 à 48 heures après avoir touché cette plante. C’est pas facile de l’identifier correctement. Elle varie en taille, en forme et en couleur. Elle possède différents aspects en fonction de la saison et de l’endroit où elle pousse. Elle peut être un couvre-sol, former des buissons de 1 mètre de hauteur et même de grimper aux arbres. Alors, comment peut-on éviter une rencontre inopportune ?

Un bon moyen est d’apprendre à bien identifier cette plante par l’expérience, afin de connaître toutes ses formes et aussi de reconnaître les plantes qui peuvent lui ressembler. Nous faisons normalement cette expérience en parcourant les forêts, mais voici un petit test qui vous évitera de l’attraper.

Le lien ci-dessous vous amènera vers un site Web (en anglais malheureusement), mais qui sera très profitable si vous parvenez jusqu’au bout. Il s’agira d’identifier, par des photos, lesquelles parmi ces plantes sont de l’herbe à puce et lesquelles n’en sont pas.

Pour tester vos connaissances, vous cliquez sur le lien plus bas, puis sur YES ou NO, selon votre opinion et vous aurez immédiatement la réponse et le nom de la plante que vous venez de voir. À la fin, vous connaîtrez votre score sur 55 essais. Bonne chance !

http://www.birdandmoon.com/poisonivy/

2) Voici un texte pour ceux et celles qui croient que l’impatiente du Cap peut vous soulager …

L’impatiente du Cap a été utilisée comme remède « antidémangeaisons » dans le traitement de dermatites causées par l’herbe à puce. Cependant, plusieurs études scientifiques montrent que l’extrait d’impatiente du Cap n’est pas efficace dans le traitement de dermatites causées par l’herbe à puce ou le sumac vénéreux. Un bon détergent peut être encore plus utile.

Références

1) Guin, JD., Reynolds, R. (1980) Jewelweed treatment of poison ivy dermatitis. Contact Dermatitis 6(4): p. 287 et 288.

2) Long, D., Ballentine, N.H., Marks, J.G. (1997) Treatment of poison ivy/oak allergic contact dermatitis with an extract of Jewelweed. Am. J. Contact. Dermat. 8(3): p. 150 à 153.

3) The effectiveness of jewelweed, Impatiens capensis, the related cultivar I. balsamina and the component « lawsone », in preventing post poison ivy exposure contact dermatitis.    Clinical Trial (Copyright © 2012 Elsevier Ireland Ltd. All rights reserved.)

« jewelweed » est le nom anglais de l’impatiente du Cap

« lawsone » est le composé principal que contient le Henné (teinture) et il est présent aussi dans les plants de l’impatiente du Cap.

3) Voici un U-Tube instructif sur l’herbe à puce  de J.H. Brauker (en anglais)

On y démontre que l’huile que contient de l’herbe à puce est l’urushiol et qu’elle est comparable à de l’huile à transmission automobile usée (noire) et qu’on peut enlever les deux de la même façon…Voyez comme la démonstration est spectaculaire.

Rappelez-vous : Vous n’avez pas l’herbe à puce parce que vous avez touché à l’herbe à puce, mais parce que vous ne l’avez pas lavé à temps. D’après M. Brauker, on a jusqu’à 8 heures après le contact pour l’enlever, mais pour être plus prudent et pour les peaux plus sensibles, 2 heures me semble plus appropriées.

Si vous êtes loin de la maison, faites-vous une table de lavage, avec de l’eau, plusieurs serviettes jetables et un bon détergent à vaisselle.

N.B. Si vous avez aimé (ou non), prière d’envoyer vos commentaires au CRPF qui saura bien me les faire parvenir !

Merci d’avoir pris le temps de vous renseigner.

 

Denis Paquette

L’herbe à puces