Sentiers

Le massif des falaises est constitué de la réserve naturelle Alfred-Kelly à Piedmont et Prévost, propriété de Conservation de la Nature Canada, de la réserve naturelle du Parc-des-Falaises à Saint-Hippolyte, propriété du CRPF et de certains terrains privés.
 
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Par Denis Paquette

La plupart des plantes qui nous sont plus familières ont été introduites par la circulation dans les sentiers et menacent nos plantes indigènes. Voyons comment !

Lors de vos promenades dans les sentiers du massif des falaises, vous avez constaté que la diversité des plantes y est beaucoup plus grande que celle des sous-bois, presque le double avons-nous observé. La raison de ce phénomène est que nos bottes et nos vêtements, et pour certains, nos déchets, introduisent des graines de plantes provenant du stationnement à l’entrée du sentier ainsi que des différents endroits que chacun a fréquentés récemment. En effet, les humains et les chiens transportent des plantes exotiques qui s’ajoutent à notre flore indigène. Le stationnement en est la preuve ; il est bien fourni en plantes exotiques et des pommiers poussent le long des sentiers, et devinez d’où ça vient.

Souvent ces plantes, pour la plupart eurasiennes, sont très agressives quand il s’agit de coloniser les milieux ouverts et un peu plus ensoleillés, dont les sentiers font partie. Voilà la principale raison justifiant de vous demander de ne pas sortir des sentiers. Prenons pour exemple, les pissenlits qui ont pratiquement fait le tour de la terre et recouvert nos pelouses et même les sentiers; pourtant, nous constatons qu’il y a peu de pissenlits sous le couvert forestier. Une autre menace est l’introduction du roseau commun (Phragmites australis subsp. australis), dans les marais du massif. Heureusement, nous avons pu l’éradiquer à temps, avant qu’elle se répande comme une épidémie. Malheureusement, nous ne pouvons pas éradiquer toutes les plantes exotiques du massif des falaises. Cependant, nous devons rester constamment vigilants.

Sans cette vigilance, la conséquence immédiate est que nos plantes indigènes vont rapidement se faire déloger, car la compétition pour l’espace est féroce. Par exemple, la quenouille à feuilles larges (indigène) s’hybride avec la quenouille à feuilles étroites (exotique) et, dans ce cas, l’hybride menace de faire disparaître notre quenouille indigène.

En plus des sentiers qui s’élargissent et laissent passer la lumière, d’autres milieux ouverts créés par l’homme sont les lignes de transmission d’électricité et le déboisement des terrains adjacents, même les marais deviennent de plus en plus envahis de plantes exotiques.

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Pour découvrir les sentiers

de la réserve naturelle Afred-Kelly.

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